S o n g : S o S w e e t - J o n a t h a n R i c e
M o o d : L o o k w h a t t h e y d o n e . . .
L i e n : http://www.alvit.de/handbook/#colortools
M e s s a g e : Rien faire. RIEN VOIR. Ne rien dire. RIEN C'EST TOUT.
Je ne fais de la journée. Jusqu'à demain au moins. Puis lundi ça recommencera.
L'impression d'être inintéressante, de ne laisser aucune trace de moi.
J'ai envie d'écrire tout ça. Alors comme d'habitude je commence par là. D'habitude je ne vais jamais au bout des choses. D'habitude je cherche un style qui ne me va pas, et que j'abandone rapidement d'ailleurs.
A l'approche de la rentrée, je me rend compte que je n'ai changé pour personne. Sauf peut-être pour moi. Il n'y a que moi qui sait le niveau que j'ai atteint sur l'échelle.
Et je dois l'avouer - même si je n'avoue jamais rien; ne croyez pas que je vais mentir - il est bien bas. J'ai envie d'être respectée, de me sentir bien dans mon corps. Je me sens déjà bien dans mon corps. Mais pas dans l'esprit. C'est là le problème. je n'ai pas envie de recommencer avec mes pensées couleur "black"; j'ai envie de sortir dans la rue, de faire hurler les hauts parleurs de mon ordi et de danser comme je le fais toute seule dans ma chambre.
ça me fait penser, qu'un jour, tout ça je l'ai confié à quelqu'un, un jour où je me sentais en confiance. J'ai finis par être délaissée. Parce que je ne suis pas la copine idéale, ni la meilleure amie idéale, ni l'amie idéale. Je ne suis que moi. A l'heure où tout le monde est déjà adulte, j'erre et je rétrograde une fois de plus. J'aime bien monter l'échelle, et j'aime bien descendre l'échelle aussi. C'est rassurant. Et d'un autre côté, on dirait que ça m'équilibre. Mais au contraire comme je prend tout dans des proportions extrèmes, je suis plus déséquilibrée qu'autre chose. Résultat : je mange, je bouge, je bois, je mange et je ne dors pas. Mes cernes s'allongent, je me regarde et je me déteste, alors qu'il y a trois jours encore j'élevé fièrement la tête, me moquant du monde et de leurs regards perçants.
J'aime bien Paris pour ça je pense, personne ne regarde vraiment personne, ou du moins comme il y a plus de monde, on (je) ne se (me) sens pas persécutée ou suivie du regard. Ici, c'est la provence, où chacun de vos mouvements est perçut par l'autre, enregistré et retransmis. Où chaque autre personne de votre âge, même qui ne vous connait pas personnellement ni même de vue, vous scrute et vous classe dans une catégorie. C'est ça que je déteste. C'est ça qui une fois rentrée chez moi, me fait m'appuyer, dos à ma porte, un peu comme dans les films, en soufflant. J'aime le dehors pourtant. Mais je préfère la mer aux galleries trop étroites.
A l'aube de cette rentrée, je me demande si ça vaut vraiment la peine que je prenne des résolutions. Et alors je me traîne. Et alors (?) (.) (!)
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